Plan du site Contacter u44 S'abonner à U44-news Popularité du site

Biblio Internet Vigilances



 
Journal d’actualités sur les vigilances. A partir d’un screening régulier des sites internet pertinents par les collaborateurs d’U44, sont extraites les références qui nous paraissent importantes. Le lien, assorti d’un bref commentaire, vous est fourni.

Juin 2008 : Biblio Internet Vigilances est temporairement suspendu, sa publication reprendra prochainement

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 29 - 07 - Juillet 2007

Vigilances : savoir de quoi on parle
Ce Glossaire des vigilances édité par l’AFSSAPS, simple et facile à lire, nous permet d’être rigoureux quand on parle de vigilances. Parfois cependant, cela devient un peu compliqué : par exemple quelle est la différence entre effet indésirable, évènement indésirable et incident, tous trois pouvant être graves ou inattendus ? Les références principales, en général celles du Code de Santé Publique, sont fournies. Dommage que le montage informatique ne comporte pas les liens pour accéder directement à ces références. Noter au passage que l’infectio-vigilance ne figure pas dans ce glossaire. Il ne s’agit en effet pas d’une vigilance (produit à finalité sanitaire, cosmétique ou d’hygiène ...), même si la démarche de prévention et la réglementation en matière de risque s’en rapprochent.
-  Glossaire des vigilances

Effets indésirables et incidents transfusionnels : nouvelles obligations
Deux décisions de l’AFSSAPS organisent l’obligation de signalement de tout effet indésirable survenant chez un receveur, mais également tout incident grave de la chaîne transfusionnelle survenu même en l’absence d’incident ou accident chez le receveur. Est ainsi introduite la notion classique en gestion des risques, de « near missing » ou « presque accident ». On observe aussi le même langage que pour le signalement des infections nosocomiales, issu de la loi du 4 mars 2002 : « tout professionnel de santé qui constate ou a connaissance d’un incident grave de la chaîne transfusionnelle le signale... ». Ci-dessous les liens avec ces textes.
-  Décret 2006-99 du 1er février 2006
-  Décision du 7 mai 2007
-  Fiche évènement indésirable receveur
-  Fiche incident grave sans évènement indésirable

Analyses microbiologiques sur les denrées alimentaires
Combien de cadres d’établissement hospitalier savent interpréter les analyses microbiologiques que lui présente son prestataire restauration ? Savoir si la présence d’une bactérie signifie un problème de contamination externe ou de conservation des denrées ? Ce bref texte nous éclaire.
-  Bases d’interprétation d’un rapport d’analyses microbiologiques

Nanotechnologies - nanoparticules ... suite
En avril dernier, nous vous proposions une lecture sur l’aspect éthique de ce sujet. Au-delà des applications médicales (affinement des diagnostics, efficacité des médicaments, médecine régénérative), la question des risques pour les citoyens, dont les professionnels de santé, se pose. Nous sommes là face à un défi du même ordre que celui lié aux OGM, et face à des risques du même ordre que ceux de l’amiante ou du distilbène. La maîtrise de ces risques est un enjeu majeur afin de permettre à la France, de rester au niveau d’autres pays d’Europe. Cet objectif nécessitera une réorganisation de l’action des pouvoirs publics.
-  Enjeux et risques : séminaire interministériel (29 pages)
Pouvoir parler en société... grâce aux dossiers remarquables du CNRS
-  Le nanomonde introduction
-  Les défis du monde nano
-  Le monde nano
-  Nano et santé : recherche et applications
-  Nanos et santé : les débats

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 28 - 07 - Juin 2007

Nouvelles définitions des infections nosocomiales
Nous assistons à un tournant conceptuel sur les infections nosocomiales (IN), qui deviennent un sous-ensemble des infections associées aux soins (IAS). Ceci est tout à fait logique : pourquoi les infections liées à une pratique de soins hors d’un établissement hospitalier, par exemple au cabinet médical, dans une ambulance ou lors de soins à domicile, seraient-elles ignorées alors qu’elle procèdent de la même genèse que les IN ? Les micro-organismes ne respectent aucune frontière, par exemple on retrouve de plus en plus de bactéries multi-résistantes en milieu ambulatoire. Il a donc fallu actualiser les définitions des IAS pour les adapter aux moyens diagnostiques extra-hospitaliers. C’est l’objet de ce guide.
-  Actualisation de la définition des infections nosocomiales - version longue (43 pages)
-  Actualisation de la définition des infections nosocomiales - version courte (11 pages)

Face à la biométrie, quelle vigilance ?
Le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) rend un avis sur les avantages et surtout les risques des méthodes d’identification d’un individu selon ses particularités morphologiques, comportementales, génétiques... Le passage de la vigilance à la surveillance, au prétexte d’une sécurité collective, doit être évité, le risque étant de sacrifier subrepticement notre vie privée, au nom du paradigme sécuritaire. A l’évidence, les pratiques dans les établissements de santé devront intégrer tôt ou tard ces notions ; déjà par exemple, le principe même de la traçabilité doit nous faire réfléchir. Des recommandations sont proposées par le CNCE, qui prône l’instauration d’un réel contre-pouvoir et l’organisation d’un débat public.
-  Biométrie, données identifiantes et droits de l’homme

Nouveau manuel de certification
La Haute autorité de santé publie la nouvelle version du manuel de certification des établissements de santé. Passant de 53 à 44 références, de 215 à 138 critères, et intégrant le guide de cotation, cette nouvelle version tient compte du retour d’expériences des premiers établissements ayant passé la V2. On y trouve aussi pour les EPP une démarche intégrée à l’exercice clinique.
-  Manuel V2-2007
U44 propose une formation à Paris les 6 et 7 octobre
-  Conduire la démarche de certification V2 - Organiser l’évaluation des pratiques professionnelles

Convergence tarifaire public-privé
Tout et son contraire est affirmé sur ce thème. Le but ultime qu’est cette convergence tarifaire est analysé dans ce rapport de l’IGAS très détaillé (100 pages). La langue de bois n’est pas de mise : la convergence devra âtre assurée à l’horizon 2012, avec les nombreux problèmes soulevés, en particulier celui de l’efficience, donc de l’emploi ...Ce rapport expose les données essentielles et met en exergue de façon très détaillée la problématique de la convergence. A lire par tout gestionnaire, mais aussi par les responsables soignants curieux.
-  « La convergence tarifaire pour les nuls ... »

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 27 - 07 - Mai 2007

Enjeux nationaux de santé pour 2007-2012
La Conférence Nationale de Santé (CNS), mise en place par la loi du 9 août 2004, porte un regard critique sur notre système de santé : mauvaise politique de promotion de la santé, faible niveau de certains domaines de la recherche, inégalités dans l’accès aux soins ... le constat est sévère. Cela permet à la CNS de demander un véritable « changement d’échelle dans les politiques de santé en France » en 15 propositions qui devront sûrement être prises en compte par le nouveau gouvernement.
-  Avis du 22 mars 2007 de la Conférence Nationale de Santé

Pourquoi les précautions de base de lutte contre les infections nosocomiales ne sont-elles pas respectées ?
L’intérêt de ce texte est qu’il est écrit par une Directrice des Soins en tant que mémoire de fin d’études à l’ENSP. Après un rappel sur les principes de gestion des risques liés aux soins, mettant en avant la typologie des erreurs, l’auteur rapporte les résultats de son enquête auprès des professionnels sur les raisons des déviances dans les pratiques. La discussion aboutit à mettre en avant 3 constatations : 1/ les représentations de l’importance des pratiques varient selon les catégories professionnelles, 2/ il existe globalement une méconnaissance de la situation réelle, 3/ intérêt d’une approche managériale axée sur le terrain (appropriation des pratiques, culture positive de l’erreur...) a contrario de l’approche hiérarchique technocratique habituelle. L’intérêt de cette étude est aussi d’avoir pris comme exemple les mesures les plus importantes parmi lesquelles l’hygiène des mains.
-  Prévention des infections nosocomiales - Enjeux et stratégie pour un Directeur des Soins

Coopération entre métiers de la santé, délégations de tâches : un avenir pour notre système de santé.
Partage du pouvoir médical... Quels médecins y sont préparés ? Et pourtant, tout le monde peut y gagner, à condition que les délégations de tâches soient organisées, encadrées et à terme pourvues d’un cadre réglementaire. De nouveaux métiers pourront voir le jour. L’évaluation des expérimentations en cours est conduite par la HAS, qui devra fournir au Ministre une « recommandation visant à clarifier les conditions de coopération dans le domaine de la santé ... ». Cinq expérimentations réalisées par l’Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé (ONDPS) montrent la faisabilité de cette coopération dans des champs aussi divers que l’hémodialyse, le suivi des porteurs d’Hépatite C, la radiothérapie, la prise en charge du diabète, l’ophtalmologie.
-  Rapport d’étape de la HAS
-  Détails des 5 expérimentations conduites par l’ONDPS

Infections nosocomiales en endoscopie
Ce guide du CTINILS de mars 2007 permet à tout établissement pratiquant des endoscopies d’organiser ou d’actualiser son plan de contrôles microbiologiques et son système de traçabilité des procédures en endoscopie. L’intérêt de ce document est de fournir des informations précises sur la prévention d’un risque infectieux nosocomial bien réel mais sous-estimé, dans cette pratique mal maîtrisée qu’est la désinfection des endoscopes.
-  Eléments d’assurance qualité en hygiène relatifs au contrôle microbiologique des endoscopes et à la traçabilité en endoscopie

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 26 - 07 - Avril 2007

Infections nosocomiales à l’interface usagers-hygiénistes. Communication, démarche qualité, performance...
Ce numéro thématique de l’INVS illustre bien le carrefour conceptuel actuel de la lutte contre les infections nosocomiales. Veut-on faire de la démarche qualité en visant l’amélioration des pratiques ? Veut-on surveiller les taux d’infections nosocomiales, malgré les importants problèmes méthodologiques que cela pose et les limites d’interprétation que cela entraîne ? Veut-on informer les usagers, et par quels indicateurs (tableau de bord, autres indicateurs) ? ou d’une autre façon ? Pourquoi et comment utiliser la surveillance des infections nosocomiales ? Quels sont les risques d’afficher par exemple les taux d’ISO ? risque de sélection des patients, mauvaise interprétation des patients (60% des usagers estiment qu’on peut maîtriser complètement les infections nosocomiales...)
-  Surveillance et perception des infections nosocomiales en France

Hémovigilance : un nouveau support de déclaration
La FIT (Fiche d’Incident Transfusionnel) devient la FEIR (Fiche d’Evènement Indésirable chez un Receveur de PSL). A l’instar du signalement des infections nosocomiales, cette initiative de l’AFSSAPS vise à encourager la culture du signalement des évènements indésirables, intégré à la Gestion des risques. Cette fiche, pour être pérenne, est proposée aux acteurs sous une forme simplifiée. Elle est transmise au Correspondant d’ Hémovigilance, qui appréciera s’il s’agit d’un incident ou d’un effet indésirable, et remplira éventuellement une « e fiche » électronique, fiche d’incident définitive.
-  Fiche d’évènement transfusionnel

Prévention des infections nosocomiales lors des travaux
Si un audit sur ce thème était réalisé, il montrerait probablement des résultats pires que les audits sur l’hygiène des mains ... Pourtant il s’agit d’une obligation et il existe des recommandations. Ce guide réalisé par le CCLIN sud-ouest permet d’organiser les mesures à prendre selon le type des travaux, leur éloignement des zones des patients et le type de patients. Une aide précieuse pour qui veut organiser cette prévention. Nous suggérons d’inclure dans cette procédure une autre obligation souvent oubliée et rarement mise en pratique : consulter le CLIN avant l’acquisition de tout nouvel équipement ou dispositif médical, cette demande d’avis obéissant au même but (protéger des nuisances potentielles venant de l’extérieur) que les travaux.
-  Evaluation du risque et mesures à prendre lors de travaux

Ethique et nano-technologies, à la frontière des vigilances sanitaires
La manipulation et les modifications des constituants élémentaires de la matière, atome par atome (et un jour, subatomiques), débouchent sur des perspectives immenses, mais ouvrent un débat éthique du même ordre que celui sur les OGM. Créer de l’imprévisible en intervenant sur la matière et pouvoir réaliser dans un avenir plus ou moins proche des objets capables de s’auto répliquer risque « d’effacer un peu plus la frontière de plus en plus floue entre la matière et la vie ». D’ores et déjà, il faut réfléchir, en ce qui concerne les applications médicales de ces technologies, à créer une véritable gestion spécifique des risques : questions de la traçabilité, de la biodégradabilité, de la détection de l’apparition de propriétés nouvelles, de la prévention des atteintes aux libertés individuelles, du recueil du consentement éclairé des patients. Un ensemble d’initiatives qui se rapproche de l’organisation des vigilances sanitaires, le thème dépassant par ailleurs largement le domaine médico-hospitalier.
-  Un avis passionnant du Comité Consultatif National d’Ethique

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 25 - 07 - Février 2007

Ce numéro de Février donne la priorité à l’infectio-vigilance

Hygiène des mains : l’éternel challenge
Il devrait y avoir 2 chapitres dans la lutte contre les infections nosocomiales : 1/ l’hygiène des mains, 2/ le reste. Quand on voit les résultats des audits sur l’utilisation des solutions hydro-alcooliques (SHA) ou, ce qui revient à peu près au même, les consommations de SHA, les résultats apparaissent catastrophiques : 50% d’observance de friction SHA (72% si on ajoute le lavage, non recommandé) dans le réseau 2006 du CCLIN Paris-Nord ; et encore faut-il tenir compte de quelques biais qui ne peuvent que surestimer les résultats : ce sont les établissements les plus motivés donc probablement les meilleurs dans cette pratique qui participent à ce genre d’audit, il y a aussi le classique biais de la méthode par observation, de plus on n’audite pas la qualité de la pratique (6 étapes, 30 secondes ...)
-  Audit SHA 2006 CCLIN Paris Nord
-  Mêmes résultats en Belgique en 2005

Une histoire Belge ... comment améliorer l’hygiène des mains ?
Suite du chapitre ci-dessus.
Qui admettrait un tel taux de conformité dans d’autres domaines ? 50% des boîtes d’instruments stériles ?! 50% de réussite d’un pontage cardiaque ?! ou du traitement antibiotique d’une pneumopathie communautaire ?!
Notre voisin met à disposition sur le site de son Ministère des outils pédagogiques bien conçus et attractifs pour qui veut promouvoir dans son établissement une campagne du style : « la Friction hydro-alcoolique d’abord ».
-  De remarquables documents(pour naviguer, voir à droite de la page

« Déclaration de Paris » : un tournant dans la lutte contre les infections nosocomiales ?
L’influence des usagers dans la lutte contre les infections nosocomiales s’est accrue progressivement par leurs actions (pressions) sur les professionnels et établissements de santé, et sur les tutelles. L’association Le LIEN, étendard de cette implication, a su passer en quelques années d’une relation de méfiance suscitée auprès des professionnels à une relation constructive. En témoignent les premiers Etats Généraux des Infections Nosocomiales qui se sont tenus les 8 et 9 février et qui se sont achevés par la promulgation de la « Déclaration de Paris - 2007 », 24 revendications pour 24 mois. Lire aussi le discours du Ministre de la santé, qui répond à ces demandes d’une façon assez évasive nous semble-t-il. Le tournant n’est pas encore pris, la lutte continue ...
-  Déclaration de Paris
-  Discours du Ministre

Qualité hospitalière : la mesurer pour l’améliorer
La première phase du projet COMPAQH (COordination pour la Mesure de la Performance et l’Amélioration de la Qualité Hospitalière) vient de publier son rapport 2003-2006. La qualité est-elle mesurable de façon fiable et applicable à tout établissement de santé ? Probablement oui. C’est ce qui ressort de cette mission méthodologiquement très pointue. 8 objectifs prioritaires mesurés par 28 indicateurs testés, 36 établissements volontaires. Problème cependant du biais du volontariat et du fait que les indicateurs choisis reflètent surtout la qualité des soins, dimension essentielle mais non exclusive de la structure hospitalière, alors que par exemple le processus d’accréditation-certification balaye toutes les composantes d’un établissement. On entrevoit cependant clairement les indicateurs qui deviendront « réglementaires ». Espérons que les redondances seront évitées afin de ne pas surcharger le travail des professionnels de santé (exemple : reprise des items du tableau de bord des infections nosocomiales), pour leur permettre de pouvoir encore (un peu) s’occuper des patients ...
-  indicateurs de qualité hospitalière

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 24- 07 - Janvier 2007

Signalement externe des infections nosocomiales (IN) de 2001 à 2005
Le satisfecit affiché dans ce rapport de l’INVS ne doit pas occulter les difficultés rencontrées. Seulement 12% des 3300 établissements concernés ont déclaré au moins 1 IN par an, avec une grande disparité d’un département à l’autre. A noter l’influence attendue du score ICALIN : les A sont plus participatifs. « On soigne un patient mais on doit déclarer pour le bien de la collectivité (objectif de santé publique) », cruel dilemme, déjà rencontré pour la maîtrise de la diffusion des bactéries multi-résistantes, qu’on pourrait énoncer « transparence ou réticence, il faut choisir »
-  Le point sur le signalement des IN

Recherche en qualité hospitalière
Circulaire appel à projets de recherche en qualité hospitalière sur 3 thèmes : 1/ lien entre volume d’activités et qualité des pratiques, en se penchant sur le rôle éventuellement néfaste d’un excès de volume plutôt que d’un seuil minimum ; 2/ impact des organisations en équipe mobile (douleur, soins palliatifs ...) ou transversale (EOH, addictologie...) ; 3/ amélioration de la coordination des soins, avec mention d’approches de type benchmarking. Cette initiative louable s’adresse aux hôpitaux et établissements PSPH, avec une enveloppe d’1 million d’euros sur 3 ans. Pourquoi le secteur privé en a-t-il été écarté ? Peut-être parce que, selon les termes du rédacteur de cette circulaire, « la nature même des missions confiées aux CHU conduit à faire de ces établissements les animateurs de la politique locale de recherche sur la qualité des soins ... ». Position un peu dépassée, mais bon !
-  Circulaire « recherche en qualité hospitalière »

Enquête Nationale de Prévalence (ENP) 2006 des infections nosocomiales (IN). Résultats préliminaires
358000 patients, 95% des lits, la plus grande étude de ce type au monde. Ce rapport de 45 pages de l’INVS montre une diminution des patients ayant une IN, mais attention à bien lire pour faire des comparaisons objectives. Pour s’affranchir des quelques différences méthodologiques et des variations du case mix entre 2001 et 2006, il faut s’intéresser à la comparaison des 1345 établissements ayant participé aux 2 ENP et tenir compte de l’ajustement sur divers facteurs liés à l’établissement, le service, les patients, l’exposition aux dispositifs de soins. A ces conditions, on trouve par exemple, de 2001 à 2006, une baisse de 4% des IN et de 38% de la prévalence des patients infectés à Staphylocoque Doré Résistant à la Méticilline, alors que son taux dans l’espèce n’est passé que de 64% à 52%. A lire par toute personne impliquée dans la lutte contre les infections nosocomiales et par tout professionnel hospitalier curieux.
-  Résultats ENP 2006

Principes de bonne pratique transfusionnelle
Texte officiel du 6 novembre émanant de l’AFFSAPS explicitant de façon claire et détaillée ces principes de bonnes pratiques transfusionnelles. Mise en place d’un système de management de la qualité à chacune des étapes : analyse et maîtrise des processus, réalisation d’audits, gestion des non-conformités, actions correctives et préventives, système documentaire, gestion des réclamations. Les contrôles de qualité concernent l’ensemble des produits de la chaîne transfusionnelle. Les personnels d’encadrement s’assurent de la qualification requise et de la formation initiale du personnel. Des mesures d’hygiène, de sécurité, d’habillage du personnel et d’élimination des déchets sont mises en oeuvre dans chaque secteur. Elles sont documentées, comprises et respectées par l’ensemble du personnel. Le texte énonce des recommandations sur les locaux, le matériel utilisé, le personnel, les différentes traçabilités. La ligne directrice relative à la délivrance et à la distribution décrit tous les éléments du processus transfusionnel.
-  Décision de l’AFSSAPS
-  Pour une analyse détaillée de ce texte

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 23-06 - Décembre 06

Plan national d’actions de lutte contre les infections nosocomiales ... au Québec
L’expérience des autres est toujours enrichissante, surtout quand ils écrivent en Français... Dans notre beau pays, nous avons le « Plan ministériel 2005-2008 », avec son lot d’objectifs et d’indicateurs. Au Québec la période est 2006-2009. Initié par la lourde épidémie d’infections à Clostridium, à son apogée en 2004, ce plan comprend 25 Actions, elles-mêmes déclinées en Moyens-Responsables-Echéances. Assez semblable au plan Français, le texte québecquois s’en démarque par certains points, par exemple sur l’importance du soutien aux acteurs, ou l’importance des actions de surveillance des infections nosocomiales.
-  Plan infections nosocomiales au Québec

Infections respiratoires chez les personnes âgées
Circulaire reprenant l’avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France sur les infections respiratoires basses de la personne âgée institutionnalisée. Regroupement de pathologies en apparence très différentes (pneumopathie bactérienne, grippe, coqueluche), mais ayant pour point commun la prévention et, en cas d’épidémie, l’alerte, le signalement et l’investigation. Notons au passage la forte recommandation de vaccination des personnels contre la grippe dans le but de protection des résidants, contrairement au décret du 14 octobre 2006 qui ne la recommande pas, en période non pandémique.
-  Un Guide essentiel pour les professionnels soignants en établissements de personnes âgées

Résistance aux antibiotiques : dossier actualisé
L’INVS met en ligne, dans ses dossiers thématiques, cet ensemble de données sur l’évolution de la résistance bactérienne. Document d’informations précieuses, mais aussi apport pédagogique sur la résistance bactérienne (voir le chapitre « rappel de le problématique » et cliquer sur les liens hyper-texte)
-  Résistance bactérienne INVS

Sortie du monde hospitalier et dépendance _Cette conférence de consensus examine sous un angle économique le difficile problème, bien connu par les soignants, de l’interface entre la structure hospitalière et le retour au domicile d’une personne évoluant vers la dépendance. L’intention du promoteur est bonne (Société Française d’Economie de la Santé, label HAS et Secrétariat d’Etat aux personnes handicapées), la méthodologie rigoureuse (conférence de consensus). Les réponses apportées sont, comme cela était attendu et suggéré dans le Préambule, imprécises. En fait, la difficulté commence au niveau du système d’information, qui n’existe pas en tant qu’outil adapté à cette problématique. Ensuite on voit les difficultés organisationnelles et celles liées aux techniques, et bien sûr aux financements ... Au moins les bonnes questions sont posées.
-  Conférence de Consensus de la SFES

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 22 - 06 - Novembre 06

Le nouveau « Décret d’hémovigilance »
Le décret 2006-99 du 1er février 2006 relatif à l’ EFS et à l’ hémovigilance, par rapport à la « Bible » que constituait le décret du 24 janvier 1994, introduit une notion plus élaborée et contraignante de l’hémovigilance « donneur », il demande au candidat donneur de remplir un questionnaire (rédigé par l’ AFSSAPS après avis de l’ EFS et du CSTSA). Le candidat atteste a l’issue de l’entretien préalable avec le médecin du don avoir lu et compris les informations détaillées qui lui sont fournies, avoir eu la possibilité de poser des questions et obtenu à celles-ci des réponses, donné un consentement éclairé à la poursuite de processus du don, été informé, en cas de transfusion autologue, de l’éventualité que le transfuseur se trouve dans l’obligation d’avoir recours à du sang homologue. Le document est signé conjointement par le donneur et le praticien qui a procédé à la sélection du donneur. On peut se demander, quand on se place côté receveur, quelle appréciation de cette formule d’information signée pourront faire les juridictions D’autre part, ce décret a crée la Commission Nationale d’ Hémovigilance qui comportera 25 membres nommés par le ministre.
-  Nouveau décret d’hémovigilance

Gestion des risques : une approche didactique et exhaustive
Tout le monde en parle, mais qui peut définir précisément la gestion des risques ? Le mérite de ce mémoire d’une élève directrice de l’Ecole Nationale de Santé Publique a est de de décloisonner la gestion des risques, l’intégrant au carrefour de problématiques en apparence aussi variées que l’économie hospitalière, le management des hôpitaux, les problèmes assurantiels, ceux de la certification, les liens avec la réglementation, le droit (évolution de la faute lourde à la faute simple). Vous brillerez en société en ayant appris la cindynique, de même que vous pourrez animer le vaste débat sur la « transposabilité » des méthodes de gestion des risques de l’industrie aux établissements de santé. L’exemple de 3 établissements est ensuite détaillé.
-  Un texte de 107 pages qui se lit (presque) comme un roman

Coût de la dépendance en 2040
L’INSEE pose une équation simple : le nombre de personnes âgées dépendantes est et sera fonction du nombre de personnes âgées, de l’âge moyen d’entrée en dépendance et de l’âge moyen du décès. Ainsi le nombre de personnes dépendantes atteindra 1 200 000 en 2040 contre 800 000 aujourd’hui. Et ce surtout à partir de 2030 où les papy-boomers seront nombreux à être dépendants. Par ailleurs, le nombre d’aidants (conjoint, enfants) ira en baissant. Face à cela, si l’on devait indexer le montant de l’APA sur les salaires (et non sur les prix), cela aboutirait à une augmentation de 50%, soit 13 milliards d’euros hors inflation. Et comme la pension de retraite moyenne augmentera moins vite que les salaires, la contribution du bénéficiaire diminuera d’autant, entraînant un triplement des montants à la charge des départements. « Allons enfants de la ... » !
-  Rapport de l’INSEE

Consommation annuelle de médicaments
Sur ce débat qui parfois frôle la discussion « café du commerce », il est bon d’avoir des chiffres. Ils y sont dans ce rapport de l’AFSSAPS. Sont examinées les consommations en unités et en valeur, pour les officines et pour les établissements hospitaliers, avec un suivi remontant à 1995. Savez-vous que l’Augmentin, dont la surprescription connue contribue à la résistance bactérienne, n’arrive qu’en 43è position des médicaments les plus vendus aux établissements hospitaliers, alors les anti-néoplasiques et anti-viraux arrivent largement devant (les 20 premiers médicaments sur les 3200 vendus totalisent 36,4 % de la valeur totale des médicaments vendus). Et n’oublions pas les psychoanaleptiques (dont les spécialités pour l’Alzheimer) progressent de 16.5% (on rejoint le thème de la dépendance, cf ci-dessus).
-  Evolution des prescriptions de médicaments

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 23 - 06 - octobre 2006

Une nouvelle vigilance, la nutritio-vigilance ?
Ce guide s’adresse à tous les professionnels de santé. Réalisé par l’INPES sous l’égide du Ministère de la santé, il examine la nutrition de la personne de plus de 55 ans, malade ou non, hospitalisée ou non. On y trouvera des informations didactiques et applicables sur la physiologie et la physiopathologie de la nutrition. L’évaluation de l’état nutritionnel est associée aux situations pathologiques rencontrées : diabète, état dépressif, Alzheimer, troubles du transit...et à la prise en charge des problèmes. En milieu hospitalier, comme en EHPAD ou pour le suivi au domicile,
-  ce guide constitue une aide remarquable

Vaccination contre la grippe : Pour qui ? Pourquoi ? Dans quelles situations épidémiologiques ?
Le décret du 14 octobre 2006 supprime cette obligation vaccinale chez les professionnels de santé, en dehors d’une pandémie grippale, se basant sur le rapport du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF)
Une certaine confusion existe au sujet de cette vaccination : grippe saisonnière / grippe aviaire, se vacciner pour soi ou pour les malades dont on a la charge (vaccination « altruiste »), manque de données sur le risque encouru par les patients. Les patients sont un peu oubliés, considérant qu’une obligation de vaccination des personnels risquerait d’induire des conduites perverses moins efficaces que les mesures d’incitation. L’avis du CSHPF s’appuie aussi sur l’augmentation à 48% en 2004-2005 du taux de vaccination chez les professionnels de santé. Mais l’étude SOFRES sur laquelle se base cette assertion examine en fait un échantillon non représentatif du milieu hospitalier. D’autre part, on note aussi que la notion d’altruisme est très minoritaire (8% seulement affirment comme première raison le désir de protéger les patients....) A l’époque de la revendication du risque zéro par les patients-citoyens, le risque encouru de contamination par un professionnel de santé est-il acceptable ?

A propos de l’épidémie de Clostridium, apprenez l’eau de Javel
Recommandée par le CTINILS pour le nettoyage de l’environnement des patients atteints ou exposés à une infection par Clostridium difficile, l’eau de javel est un excellent désinfectant mais pas facile à utiliser (volumes en %, degrés chlorométriques ...). La Société Française d’Hygiène Hospitalière a mis en ligne un guide d’utilisation de ce produit et un tableur avec son mode d’emploi pour les calculs de dilution.
-  mode d’emploi
-  Tableur pour calculs
Très pratique.

Un document d’information sur les AES
Le site internet du ministère de la santé du Québec recèle une mine de documents et informations sur les infections nosocomiales. Ici une série de notes d’informations sur les AES, destinées aux professionnels de santé victimes, ou aux personnes sources, ou encore à des victimes non professionnelles de santé. Documentation directement utilisable dans tout secteur d’activité hospitalier.
-  information des travailleurs victimes d’AES

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 22 - 06 - septembre 06

Entretien des blocs opératoires
Ce document du CCLIN sud-ouest (août 2006, 50 pages), simple, concis et actualisé, est un bon support pédagogique et une aide à la mise en place des procédures et évaluations. Fiches techniques types sur les pratiques, traçabilité, évaluation, les divers aspects de la démarche qualité adaptée à l’entretien de toutes les parties d’un bloc opératoire, de la salle d’opération aux vestiaires,sont explicités. Mention spéciale sur la technique de nettoyage à la vapeur. Attention : fichier de 3.8 MO, patience lors du téléchargement !
-  Recommandations entretien bloc

Circuit du médicament : sécurité et productivité
Ce rapport de la MeaH (mision nationale d’expertise et d’audit hospitaliers) rapporte l’expérience de 8 établissements hospitaliers : organisation initiale puis démarches d’amélioration. On y voit que ce circuit complexe, impliquant plusieurs corps de métier, peut gagner à la fois en sécurité et productivité grâce à un bon management des risques. Document intéressant pour les utilisateurs de cette « supply chain » (infirmiers, personnel de PUI) mais aussi pour les personnes non au fait de toutes les arcanes de ce circuit hospitlalier (38 pages, facile à lire).
-  Rapport MeaH

Sécurité des soins, vigilances sanitaires : former et encore former
A l’heure où les plans de formation se décident, une revue des modes de formation, supports et prestataires est utile.
Nous avons d’abord les organismes bien connus, publics (CCLIN) ou privés (CNEH, CERFHA).
Puis des initiatives originales, basées sur le média internet, comme celui de
-  l’Université de Louvain
Un établissement peut aussi construire ses propres formations à partir des référentiels facilement accessibles par l’internet, par exemple
-  le guide du formateur
A U44, nous avons mis en place un système multi-modes associant des formations présentielles intra-sites ou inter-sites, et nous misons sur le E learning tutoré, déjà très développé dans d’autres mondes professionnels.
-  U44 formation présentielle et E learning

Lignes directrices sur l’hygiène au Canada
Initiées à la suite d’une épidémie d’infections à Clostridium difficile en 2044 (tiens ! tiens !), ces lignes directrices s’adressent surtout aux Directions des Soins et équipes d’hygiène et salubrité (équivalent des nos EOH). Même si l’approche globale est semblable à la nôtre, on y voit quelques différences avec la stratégie française. Le plan est : mesures de base en priorité absolue puis mesures additionnelles selon risques particuliers : gouttelettes, air, contagiosité, résistance bactérienne. Et ce rapport insiste lourdement sur les ressources nécessaires, humaines, immobilières et matérielles, financières...
-  Hygiène : un regard outre-atlantique

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 21 - 06 - août 06

Que lisent les parlementaires sur les infections nosocomiales ?
L’Office Parlementaire d’Evaluation des Politiques de Santé (OPEPS) a rendu en juin un rapport sur la lutte contre les infections nosocomiales. Ce texte exhaustif (120 pages sans les annexes) constitue une excellente source d’informations sur le sujet, qui peut servir à tout professionnel hospitalier curieux. Il représente d’autre part l’information que reçoivent nos parlementaires, en particulier les recommandations qui leur sont proposées. A noter qu’on y trouve aussi une critique assez directe des indicateurs du Ministère...Regrettons toutefois certaines approximations ou propositions peu claires ; par exemple confusion entre infections nosocomiales et bactéries multi-résistantes, recommandations lourdement appuyées sur le traitement des infections ostéo-articulaires (le problème de la LIN est la prévention et non le traitement).
-  Rapport aux parlementaires sur les infections nosocomiales

Un exemple concret de gestion des risques : les barrières de lits
Les accidents graves liés aux barrières de lit sont rares, mais parfois graves, voire mortels. Une gestion de ce matériel doit reposer sur des procédures adéquates quant au choix de ces dispositifs (de nouvelles normes sont en cours d’élaboration), à leur maintenance et à leur utilisation. Les documents mis en ligne par l’AFSSAPS sont une aide intéressante pour sensibiliser les équipes soignantes à cette problématique, mais elles ne résolvent pas le problème au quotidien sur la mise de barrières ou non, avec notamment le risque que le patient passe au dessus des barrières. Gestion des risques et qualité (humaine) des soins ne sont pas toujours faciles à associer.
-  Rapport sur la bonne utilisation des barrières de lit
-  Poster sur l’utilisation sécurisée des barrières de lit

Elimination des déchets produits par les traitements anti-cancéreux
Cette brève et claire circulaire distingue parmi les déchets produits par ces traitements, ceux qui peuvent être éliminés avec les DASRI (à condition que ceux-ci ne suivent pas une filière de désinfection préalable), et ceux (médicaments anti-cancéreux concentrés) qui doivent subir une filière spécifique.
-  Déchets traitement anti-cancéreux

Le diaporama du mois : « Microbiologie de base »
23 diapositives destinées aux personnels para-médicaux et peut être à certains médecins ayant oublié leurs cours de microbiologie. Utile pour éviter des erreurs de base dans l’interprétation des infections nosocomiales.
-  Microbiologie de base

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 20 - 06 - juillet 06

Charte de la personne hospitalisée.
Réactualisation « lourde » de la même charte de 1995. En 11 ans, les choses ont changé, et la nouvelle charte en tient compte : loi du 4 mars 2002, du 6 mai 1995, etc, sont traduites en un langage « appropriable » par quasiment tout citoyen. Et il y a même une traduction de la version légère (1 page) en diverses langues, dont l’arabe et le chinois. La version longue (20 pages) est un support très complet pour les patients les plus curieux, et pour les professionnels pas toujours au fait de ces textes légaux, et donc des droits des usagers qu’ils prennent en charge.
-  charte de la personne hospitalisée

Infections liées aux soins en dehors l’hôpital. Exemple de l’art dentaire.
Publié par le ministère, un des premiers guides de recommandations sur les infections liées aux soins, nosocomiales ou non (voir notre numéro d’avril 2006 ci-dessous), en l’occurrence dans l’art dentaire pratiqué à l’hôpital ou en cabinet, du soin dentaire basique à la chirurgie dentaire lourde. A la lecture de ce guide, on aperçoit le chemin à faire, surtout si, comme presque tout le monde, il vous arrive de passer entre les mains de ces charmants professionnels...Quelques exemples de mises en conformité proposées : la prévention du risque ATNC, la prévention des AES, la stérilisation des DM (la désinfection des DM thermo-sensibles critiques est ici à bannir...), l’élimination des déchets, etc.
-  ILS en chirurgie dentaire

Mise en application de la gestion des risques.
Gérer les risques c’est bien et c’est recommandé (circulaire du 29 mars 2004), mais est-ce fait ? Une enquête conduite sous l’égide de la DHOS en 2005 sur 26 établissements montre un engagement insuffisant, surtout pour les « presque-accidents », les plus nombreux et les plus intéressants en matière de prévention. Et pourtant, il s’agissait d’établissements volontaires, sélectionnés, disposant d’un gestionnaire de risques et d’un système de collecte et d’analyse des évènements indésirables. On imagine les résultats d’une telle enquête sur les établissements lambda. Le chemin de la sécurité des soins est long et parsemé d’embûches...
-  étude sur l’application de la gestion des risques

Le diaporama du mois : « L’EPP pour la V2 : Généralités »
Petit diaporama de généralités permettant à un public non averti de comprendre les principes de l’Evaluation des Pratiques Professionnelles inclus dans la certification (références 44, 45, 46). A proposer à tous les professionnels, et peut-être en priorité aux médecins...
-  Généralités sur l’EPP
Pour plus de précisions sur notre expertise d’accompagnement V2, nous contacter

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 19 - 06 - juin 2006

Restructuration ou reconstruction d’un établissement hospitalier : une bible pour l’été
Cet important guideline (>200 pages), publié sous l’égide du Ministère de la Santé, aborde toutes les questions d’une telle opération, à la lumière de l’expérience de 13 établissements. Les nouvelles formes de stratégie et d’organisation hospitalière sont examinées sous différents angles. Prise en compte des particularités locales dans le projet d’établissement, lui-même synthèse des divers projets internes (médical, soins, social ...). Stratégies de l’organisation par pôles intégrant la structuration des espaces et des flux, les activités transversales (vigilances). Description des diverses logiques de regroupement. Conception du programme (PTD). Eléments du projet architectural.
-  Nouvelles organisations et architectures hospitalières

Maîtrise comptable des dépenses de santé, le retour ?
L’accord cadre national relatif au bon usage des antibiotiques se donne pour objectif une réduction de la consommation d’antibiotiques de 10% en 3 ans, et récompense les établissements signant un accord local avec l’ARH et l’URCAM. Un reversement de 50% des dépenses évitées est prévu. Quelques bémols : ce reversement ne concerne pas les établissements privés à but lucratif (alors que la FHP est signataire de cet accord), et le calcul s’appuie sur les prescriptions faites en milieu hospitalier et délivrées en officine, donc correspondant soit à la sortie d’un patient, soit à une consultation externe, et non les prescriptions en cours d’hospitalisation, alors que la pression de sélection y est maximale. Mais nul doute que le système se donnera dans un proche avenir les moyens d’englober toutes les prescriptions et tous les établissements.
-  Diminution des prescriptions d’antibiotiques

Création de documents d’information des patients
La loi du 4 mars 2002 donne une place importante à l’information des patients et usagers du système de santé. L’information orale est privilégiée, mais peut être complétée par une information écrite. Les documents remis au patient par les établissements, les médecins ... sont de qualité parfois médiocre, plus ou moins compris et appliqués par les patients et finalement peu efficaces, en tous cas peu évalués. Ce guide de la HAS, décrit les étapes de la création d’un tel document (recherche documentaire, conseils de rédaction - sémantique, syntaxe-charte graphique ...-), de l’ évaluation de sa qualité (lisibilité, compréhension du document d’information), de la mesure de son impact (efficacité sur l’objectif ciblé). Une démarche participative associant les usagers est proposée. Une aide précieuse pour augmenter la qualité relationnelle entre soignants et patients.
-  Guide d’élaboration d’un document d’information

Le diaporama du mois : « La V2 pour les nuls » Ces 17 diapositives créées par un de nos formateurs visent à sensibiliser un public « généraliste » de professionnels non en charge de l’organisation de la V2, mais désireux d’en connaître les particularités et les différences avec la V1. Il peut être utilisé dans des séances de formation ou adressé directement à ces professionnels pour amorcer le débat.
-  Diaporama V2
-  Pour plus de précisions sur notre expertise d’accompagnement V2 : Nous contacter

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 05.06 mai 2006

Surveillance de la consommation d’antibiotiques : nouvelle incitation réglementaire
On sait qu’en France, le niveau des résistances bactériennes est intolérable ; on sait aussi que la prescription exagérée d’antibiotiques, en quantité et en largeur de spectre, est la cause essentielle de ces résistances, même si la relation de cause à effet est difficile à mettre en évidence. A cet effet, le Ministère publie une circulaire incitative accompagnée d’une guide méthodologique et d’un outil de calcul des consommations.
-  Circulaire du 23 mars 2006
-  Guide pour le calcul de la consommation d’antibiotiques
-  Outil de calcul de la consommation en nombre de DDD

Problèmes éthiques posés par l’informatisation de la prescription hospitalière et du dossier du patient.
Sujet d’actualité s’il en est. L’informatique permet de gagner beaucoup, mais aussi de faire perdre aux patients et aux équipes soignantes, de l’efficacité, de la sécurité, du relationnel ...si les outils utilisés ne sont pas correctement choisis et utilisés
Cet avis du Comité National Consultatif d’Ethique (CNCE) aborde ces divers aspects de l’informatique au chevet des patients et en déduit une série de 13 recommandations. A condition de respecter certaines mesures, le CNCE juge que l’informatisation est source d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, et n’est pas contraire au Code de Déontologie médicale ou aux termes de la loi du 4 mars 2002.
-  Dangers et atouts de l’informatisation des services hospitaliers

Qu’avons-nous appris de la canicule d’août 2003 ?
Ce numéro thématique du BEH fait le point sur les connaissances acquises après la canicule. Quel en a été l’impact sanitaire réel ? Vous saurez qu’il n’y a pas eu d’effet moisson (et apprendrez ce beau mot anglais pour désigner cet effet « harvesting » ...), quels ont été les rôles de la chaleur par rapport à la pollution, les possibilités d’alerte météorologique et l’optimisation des prestations de prise en charge hospitalière. Une bonne lecture de culture générale sur ce drame de 2003.
-  Canicule de 2003, et après ?

Le diaporama du mois : principes de rédaction et de gestion d’un document qualité
Ces 25 diapositives créées par un de nos formateurs pourront aider ceux qui ont la tâche de mettre en place puis de faire vivre le système documentaire de leur établissement. Elles permettront aussi d’illustrer une formation sur ce thème.
-  Rédaction d’un document qualité

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 04.06 avril 2006

Nouvelles définitions des infections nosocomiales (IN)
Le tournant pris par le remplacement du CTIN par le CTINILS en septembre 2004 se confirme, avec la nécessité de redéfinir les infections survenant tout au long du parcours de soins. Les infections nosocomiales s’intègrent aux infections associées aux soins (IAS), elle mêmes divisibles en infections associées à l’environnement des soins (IAES) et infections associées aux actes de soins (IAAS), depuis les établissements de santé jusqu’au domicile du patient. La frontière entre ces IAS, qui peuvent survenir « hors les murs » des établissements de soins, et les infections communautaires en devient parfois floue. Ceci donne l’occasion au CTINILS de proposer à la consultation publique une série de modifications de la définition des infections nosocomiales pour les rendre plus adaptées à leur nouveau champ d’observation. Les retombées de ces modifications concerneront tous les aspects de la prise en charge : diagnostic, prévention, surveillance, réparation ...
-  Evolution du champ et de la définition des IN

Les rayonnements ionisants : une nouvelle vigilance sanitaire ?
Quelle est la contribution au risque de cancer de l’exposition médicale aux radiations ionisantes ? Sujet d’autant plus complexe qu’il recouvre des situations différentes selon le niveau d’exposition de chaque citoyen et que l’on ne dispose pas de données fiables depuis l’évolution des pratiques d’actes de radiologie (scanner, radiologie interventionelle, ...). Un état des lieux de cette exposition est dressé par l’IRSN (institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et l’INVS. Il en découle la proposition de créer un Observatoire des pratiques médicales en radiologie qui permettrait, entre autres, le suivi épidémiologique des populations les plus exposées ainsi que l’évaluation des pratiques et des techniques. Cela pourrait déboucher sur des propositions concernant chaque personne, comme la mention dans la carte vitale ou dans le dossier médical personnalisé du nombre de milliSieverts (mSv) qu’a reçu le patient-citoyen.Comment appeler cette future vigilance sanitaire ? : radio-vigilance ? nucléaro-vigilance ? ioniso-vigilance ?
-  Etat des lieux pour la mise en place d’un système pérenne pour l’information des patients sur l’exposition médicale aux rayonnements ionisants

Information du public sur les infections nosocomiales
Un nouveau sigle : IDMIN. C’est la mission « Information et Développement de la Médiation sur les Infections Nosocomiales ». L’objectif louable de cette mission attribuée à la HAS (ex ANAES) est de baliser l’interface entre les infections nosocomiales (IN) et le grand public. Ainsi, par une transparence la plus complète possible, on peut espérer dédramatiser les enjeux de la lutte contre les IN, en associant éducation, information, prévention. Doté d’un site internet bien fait et interactif, l’IDMIN apparaît comme un outil plus performant que de nombreuses initiatives médiatiques parfois racoleuses ...
-  Site internet de l’IDMIN

Le diaporama du mois _La signification du problème des Bactéries Multi-Résistantes en milieu hospitalier. Nuances et messages sur cette problématique très sensible, qui concerne tous les acteurs des établissements de santé. L’approche peut cependant en être différente selon la catégorie professionnelle à laquelle on appartient. Voyons celle d’un médecin. Diaporama sous powerpoint conçu pour un public de soignants, principalement des IDE.
-  BMR vues par un médecin

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 03.06 mars 2006

Hygiène en radiologie non interventionnelle
Les services d’imagerie, en particulier de radiologie-échographie, sont un carrefour de la transmission des infections nosocomiales (IN), avec une importante potentialité de transmission croisée. Or les guides de recommandations pour la lutte contre les IN dans ces services étaient jusqu’à aujourd’hui quasi inexistants, l’attention des experts se portant sur les activités interventionnelles (radiologie vasculaire, ..), qui se rapprochent des interventions chirurgicales en termes de prévention des IN. Un guide consacré à ces services non interventionnels est publié par le CCLIN sud-ouest. Il est complet et très didactique, représentant une véritable feuille de route pour tout service de radiologie voulant se mettre aux normes en hygiène.
Hygiène en radiologie

L’ICALIN, et après ?
La publication de l’ICALIN (et sa médiatisation), a fait débattre sur la valeur de cet indicateur, contesté surtout par les établissements classés en C et au-delà. Au passage, soulignons que c’est la médiatisation et non l’indice en lui-même qui a énervé, car cet indicateur était connu par les directeurs d’établissements depuis fin novembre. Il n’en reste pas moins qu’il faut progresser ; pour l’ICALIN 2005, cela sera difficile car les tutelles demandent dorénavant des éléments de preuve. Et après ....Nous vous invitons à lire la circulaire du 24 février 2006 qui analyse les résultats de l’ICALIN 2004 (annexe 1) ; on y voit entre autres que l’ère des indicateurs de qualité viendra après 2008, en particulier pour la chirurgie, laissée de côté dans l’ICALIN.
Circulaire sur l’analyse de l’ICALUN

La santé des personnes âgées
Revue thématique sur l’évolution de l’espérance de vie et ses conséquences en matière de santé publique : aspects démographiques, sociétaux, épidémiologiques (démences, dépendance), organisationnels, données financières (les finances publiques seront-elles submergées ?).
Numéro thématique du BEH

Le diaporama du mois
Dorénavant nous mettrons en ligne chaque mois un diaporama extrait de notre bibliothèque. Ces supports de formation, conçus en Powerpoint, sont enregistrés en PDF afin de permettre à tout le monde de les ouvrir. Les versions originales sont disponibles sur demande par e mail à u44@u44.fr Nous commençons par l’organisation du signalement interne et externe des infections nosocomiales. Quelles sont les sources de signalement ? Quelle organisation mettre en place pour contribuer de façon efficace au signalement à la DDASS et au CCLIN, selon les termes de la circulaire de 2004 ? Ce diaporama s’adresse plus particulièrement aux professionnels impliqués dans la lutte contre les infections nosocomiales (EOH, CLIN).
Diaporama

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 02.06 février 2006

L’ICALIN est-il pertinent ?
Dès la mise en ligne de l’Indicateur Composite des Activités de Lutte contre les Infections Nosocomiales (ICALIN) et sa forte médiatisation, certains établissements (souvent ceux ayant eu les moins bons scores) en ont contesté la méthode. Il est important de se référer au rapport du ministère associé à la cartographie de l’ICALIN, qui précise les objectifs en 2007 : 0 établissements en classe E contre 5,8% en 2004 et 0% de non-répondants contre 14,3 % en 2004. On y voit aussi la méthodologie utilisée pour définir les bornes des 5 classes de l’ICALIN. On y trouve enfin la valorisation des items du rapport standardisé servant de base au calcul de l’ICALIN, et les éléments de preuve à l’appui de chacune des ces valorisations.
Rapport ministériel sur l’ICALIN

Maintenance des dispositifs médicaux (DM) : un guide simple et clair
Ce guide pratique élaboré par la DRASS de Midi-Pyrénées permet dans un volume modéré (25 pages), de bien situer les obligations et recommandations de la maintenance des DM (à distinguer de la matério-vigilance). Il aborde l’aspect pratique des textes réglementaires selon la classification des DM, précise les obligations et responsabilités des acteurs internes et externes, propose la méthodologie pour l’élaboration du Registre de Sécurité, de Qualité et de Maintenance (RSQM) propre à chaque DM. Il aborde enfin les grandes lignes de l’analyse des risques générés par les DM.
Guide sur la maintenance des DM

Vaccination contre la grippe dans les établissements medico-sociaux
L’actualité H5N1 ne doit pas obérer celle de la grippe saisonnière. Cette circulaire de septembre 2005 incite les professionnels en contact avec les patients d’établissements médico-sociaux à se vacciner pour protéger ces patients, dont le taux de couverture vaccinale n’est pas parfait. Il est vraisemblable que la vaccination des personnels en contact avec les patients dans TOUS les établissements de santé sera encouragée, voire imposée, en 2006 (objectif 2008 affiché d’un taux de vaccination de 75% contre 15% en 2002-2003). Tous les établissements doivent donc s’y préparer.
Circulaire vaccination contre le grippe

Formation à distance : le Projet EMPHIS
Financé principalement par la Commission Européenne, cet organisme fédère des universités du pourtour méditerranéen sur 3 thèmes : la tuberculose, la leishmaniose et les infections nosocomiales. Pour ces dernières, une formation par internet (auto-formation ou formation tutorée) est proposée.
Formation EMPHIS
Voir aussi notre plate-forme de E learning en hygiène : Tapez deux fois le mot « visiteur » pour entrer

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 01.06 janvier 2006

Gestion des risques (GR) : état des lieux
Cette enquête de l’ARH d’Ile de France montre que le retard pris par les établissements de santé (ES) est important. Seulement la moitié environ des ES ont un programme de GR. Qui plus est, cette étude est conduite uniquement sur les ES ayant répondu au questionnaire (180 ES sur 384) et on peut penser que ce sont les « meilleurs » dans cette thématique de la GR.
Enquête ARHIF
Pour les courageux, nous proposons la lecture de cet article de la DREES sur les
évènements indésirables graves lors des soins
Impressionnant...

Voies veineuses périphériques : du nouveau
La « pose d’une perfusion » est un geste banal et banalisé (18% des patients hospitalisés plus de 24h), et ses complications sont souvent occultées, le gold standard de la qualité restant les cathéters veineux centraux, pourtant bien moins nombreux. Ce référentiel, publié conjointement par la Haute Autorité de Santé et la Société Française d’Hygiène Hospitalière, se présente sous la forme de Recommandations pour la Pratique Clinique. Il balaie tous les aspects de la pose et de la gestion des cathéters périphériques, avec cotation selon le niveau de preuve. Livre de chevet des membres de l’EOH pour la réécriture des protocoles sur ce sujet, il servira aussi pour la formation et pour l’évaluation de cette pratique.
Voies veineuses périphériques

Accréditation V2 : un diaporama utile
La HAS (ex ANAES) vient de publier un support pédagogique pour la procédure de certification (ex accréditation). 180 diapositives parmi lesquelles on pourra extraire celles qui sont nécessaires aux initiatives de formation à la V2 dans chaque établissement. On pourra faire ressortir les liens et les différences entre V1 et V2, en particulier le rôle croissant des indicateurs et d’une façon générale la place importante de l’évaluation des pratiques professionnelles.
Diaporama V2 HAS

Quelle formation pour les membres de l’équipe opérationnelle en hygiène ?
Cette formation est clairement incitée par la réglementation sur la lutte contre les infections nosocomiales : Décret du 20/7/2005 (article R 6111-8 du CSP), Circulaire du 29/12/2000 sur l’organisation de la lutte contre les infections nosocomiales, Circulaire du 13/12/2004 sur la mise en ouvre du programme de lutte contre les infections nosocomiales en 2005-2008. Elle doit être large, couvrant tous les domaines de l’hygiène selon les secteurs d’activité, permettre de maîtriser les outils d’évaluation et d’assurer les surveillances épidémiologiques. Plusieurs formations de type DU , d’une durée de 6 à 33 jours (...) répondent à ce cahier des charges, la plupart émanant d’organismes publics, par exemple :
-  celle du C CLIN sud-est
-  celle du C CLIN Paris Nord
-  celle du C CLIN sud-ouest
Et pour les instituts privés, s’il ne faut en citer qu’une, ce sera celle d’U44 ingénierie médicale (12 journées sur 4 mois)
-  Cursus de Formation

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 12.05 décembre 2005

L’Hygiène des mains vue par l’OMS : un nouveau défi pour la mondialisation ?
L’OMS a fait de l’hygiène des mains le thème de son « Défi mondial pour la sécurité des patients 2005-2006 », décliné sous la bannière « Un soin propre est un soin plus sûr ». Un des aspects les plus porteurs de cette campagne est qu’elle réunit dans les mêmes enjeux les pays en développement et ceux du monde industriel (nous), et insuffle en direction des structures décisionnelles un fort esprit volontariste,. Ce texte devrait être lu par tous les acteurs du monde hospitalier, tant soignants qu’administratifs et techniciens. Un véritable militantisme est suggéré pour une meilleure efficacité sur le plan humain (évitement d’infections nosocomiales, dont une partie est mortelle) qu’économique (exemple à Genève : le coût total de la promotion de l’hygiène des mains correspond à 1% des dépenses imputables aux infections elle-mêmes).
-  Recommandations OMS pour l’hygiène des mains au cours des soins : synthèse

Votre démarche qualité en 2006
Les Comptes rendus des premières visites d’accréditation Version 2 sont attendus avec impatience. Les dernières visites d’accréditation Version 1 vont se poursuivre pendant l’année 2006.
Et vous, où en êtes- vous ?
En cette fin d’année, voici un résumé des points essentiels qui vous permettront de préparer votre stratégie pour l’année à venir.
Chaque mois, nous traiterons un des thèmes présentés ci-dessous et vous apporterons nos commentaires sur l’utilisation des documents de référence.
N’hésitez par à nous contacter
Sécurité sanitaire dans les établissements de santé ; un outil vraiment très utile
Pour vérifier que vous avez bien pris en compte l’ensemble des réglementations de sécurité applicables, une 5ème Version des Fiches de Sécurité Sanitaire (actualisation novembre 2005) est maintenant disponible. Ce document vous permettra de retrouver, classés par thèmes, l’ensemble des textes applicables avec les références et un résumé de leur contenu. Pour une meilleure lisibilité, les textes nouveaux sont un rouge.
Fiches de sécurité sanitaire
Accréditation Version 2 : les nouvelles orientations
Un pré-requis : les actions mises en œuvre pour la première itération de l’accréditation sont à poursuivre et à évaluer dans le cadre de l’amélioration continue de la qualité.
Le développement de deux attentes déjà exprimées dans la Version 1 :
-  l’approche processus et le renforcement des fonctions transversales,
-  le renforcement de l’évaluation qui fait à elle seule l’objet du chapitre 4 des référentiels d’accréditation
Des approfondissements thématiques sont développés dans le nouveau manuel d’accréditation ; trois axes majeurs peuvent être identifiés :
1/ La gestion globale et coordonnée des risques :
-  Circulaire gestion des risques
-  Recommandations pour la mise en place de la gestion des risques
2/ L’évaluation des pratiques professionnelles
3/ L’évaluation de la qualité du management à tous les niveaux de responsabilité.
-  Manuel d’accréditation V2
-  Guide pratique V2
-  Guide d’auto-diagnostic de la qualité du management
La modification du système de cotation de l’auto-évaluation : La cotation est effectuée désormais pour chaque critère et non plus par référence.
-  Guide d’aide à la cotation

Organisation de la lutte contre les infections nosocomiales : l’ICALIN est paru.
Chaque chef d’établissement a reçu ces jours-ci son ICALIN 2004 (Indice Composite d’Activités de Lutte contre les Infections Nosocomiales). Premier indicateur du Tableau de bord mis en place par le Ministère dans son plan 2005-2008, il se présente sous la forme d’une note sur 100 et d’une lettre (A pour les meilleurs, E pour les moins bons). Prochainement publié sur le site internet du Ministère, il est un des premiers indicateurs, sinon de résultats, du moins de moyens engagés.
Comment optimiser votre ICALIN pour 2006 ?

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 11.05 novembre 2005

Les précautions hygiène font-elle baisser la qualité de prise en charge du patient ?
Provocation ou vraie interrogation ? Un article du JAMA a montré par une étude cas-témoins que les malades en isolement pour colonisation à SARM étaient moins bien pris en charge pour les items suivants : tenue de l’observation médicale, relevé des constantes, fréquence d’évènements indésirables, degré de satisfaction noté à la sortie. Heureusement, la mortalité est inchangée...Les auteurs incriminent la surcharge de travail et un penchant naturel des soignants pour le moindre effort. Ils suggèrent de réfléchir dans ce domaine à la balance risques/bénéfices de chacune des mesures prises.
-  Safety of Patients Isolated for Infection Control
-  Pour l’article « full text », nous consulter.

Evaluation des pratiques professionnelles (EPP) : modalités de mise en œuvre
La Haute Autorité de Santé débute la mise en œuvre de l’EPP en éditant successivement la description d’une EPP, la procédure d’agrément et le cahier des charges imposés aux organismes agréés pour les EPP, la procédure d’habilitation et les missions des médecins habilités.
-  évaluation des EPP

Légionelles : Maisons de retraite, EHPAD, mêmes contraintes que les établissements hospitaliers
La circulaire du 22 avril 2002 s’applique aux établissements de santé ; jusqu’à présent, les établissements hébergeant des personnes âgées étaient soumis aux obligations de tout établissement recevant du public (ERP), moins contraignantes. C’est fini ... la circulaire du 28 octobre 2005 cale les obligations en la matière sur celle des hôpitaux et cliniques, avec même en plus la gestion des matériels de prévention et de lutte contre les fortes chaleurs.
-  circulaire Légionelles pour établissements médico-sociaux
-  Pour une aide à la mise en conformité de votre installation

Accidents avec exposition au sang (AES) : état des lieux en 2003 au niveau national
A partir du réseau national coordonné par le Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (RAISIN), réseau établi sur la base du volontariat, une extrapolation au niveau de l’ensemble des établissements de santé peut être faite, et des tendances d’une année à l’autre dégagées. Ainsi, on estime à 35364 le nombre d’AES en 2003. Parmi les 6973 cas du réseau, 2,3% des patients sources sont VIH+ et 6,2% VHC+. Le nombre de cas attendus de transmission pour le VIH est de 1,2 (contre 0 cas déclaré sur les données INVS) et de 5,1 pour le VHC (contre 2 cas déclarés par l’INVS). De nombreuses informations sont fournies dans ce rapport, qui permet d’identifier les pratiques les plus à risque, le risque selon la profession, selon le type d’établissement, etc ...
-  AES : bilan national

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 10.05 octobre 2005

Refus de traitement et position de l’éthique médicale
Cet avis du Comité National Consultatif d’éthique (CNCE) fait une analyse de ce crucial dilemme rencontré dans la pratique de soins. Intégrant les aspects réglementaires (loi du 4 mars 2002, loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie ...), déontologiques et philosophiques du problème, ce document d’une trentaine de pages tente de répondre aux questions fréquentes que se posent les soignants, en particulier les médecins. La diversité des situations, la variabilité de la compréhension d’un patient à l’autre et d’un moment à l’autre de la maladie, le dilemme posé par les différentes facettes de l’autonomie d’une personne, le respect de la liberté individuelle sans s’approprier celle d’autrui, sont autant de questions auxquelles on ne peut répondre de façon univoque.
Avis du CNCE

Grippe aviaire : quelques référentiels actualisés
Au moment où tout le monde parle de cette menace, il y a des confusions quant à la réalité de cette menace et sur les mesures à prendre (lesquelles, quand, comment), restons calmes et surtout rigoureux. Voici une petite liste de documents sérieux et actualisés (25 octobre 2005) :
Circulaire sur l’organisation gouvernementale en phase pré-pandémique et pandémique
Le point sur les mesures à prendre en cas de suspicion d’un cas humain
Mesures stratégiques face à la grippe aviaire selon l’OMS
Et le dossier complet de l’OMS (en français)
Masques de protection : choix et port

Formation à la matériovigilance
L’AFSSAPS a publié un kit de formation à la matériovigilance. Guide concis et pédagogique, informatif des diverses dimensions de cette vigilance : au niveau d’un établissement, d’un fabricant, de la nation et même de l’Europe. Les dispositions réglementaires y sont précisées. A partir de ce plan, chaque établissement peut organiser la conformité et l’efficience de son système.
diapos Afssaps

Formation des nouveaux arrivants
Ce guide de formation des nouveaux arrivants dans un établissement de santé, créé par le CCLIN sud-ouest, est exhaustif et délivre dans chaque rubrique des messages précis. Cela peut permettre à chaque établissement de construire son plan de formation en hygiène pour ensuite y mettre des contenus plus détaillés.
Guide de formation hygiène On peut aussi faire appel à un prestataire externe, par exemple

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 09.05 septembre 2005

Si vous ne parvenez pas à ouvrir un lien, nous pouvons vous envoyer le document ; contactez nous à u44

Haro sur les légionelles (suite)
Les tutelles ont publié récemment 2 circulaires concernant la lutte contre la légionellose nosocomiale et communautaire. L’une préconise la diffusion du guide d’investigation créé par le CSHPF, l’autre concerne les inspections préconisées au niveau des établissements de santé. Lire ces documents permet 1/ d’actualiser et d’approfondir ses connaissances sur les légionelles et la légionellose, 2/ de préparer son établissement à l’inspection par les professionnels de la DDASS (10% des établissement seront inspectés chaque année).
-  Investigation légionellose ; circulaire
-  Guide d’investigation

Place des usagers dans le dispositif de lutte contre les infections nosocomiales
Ce rapport, commandé par le Ministère, indique que l’intégration d’une telle personne, comme le prévoit la loi (décret du 6 décembre 1999 et loi du 4 mars 2002), est encore loin d’être effective. Des réticences apparaissent au niveau des professionnels participant au CLIN. Pourtant, lorsqu’un représentant des usagers est intégré, ces oppositions diminuent nettement. Une facilitation de cette intégration serait de délivrer à ces représentants, le plus souvent profanes en matière d’hygiène, une formation spécifique, ce qui n’est pas toujours facile.
-  Rapport sur la place des usagers ... Une solution est la formation par internet ;
-  Exemple de formation par internet

Linge en établissement de santé : apprenez le minimum syndical...
Si les 2 référentiels incontestés dans ce domaine sont le guide du COTEREHOS (Quel Textile pour quel usage à l’hôpital ? - Juillet 2000) et celui du Ministère de l’emploi (La fonction linge dans les établissements de santé - Septembre 2001),

ces documents sont très détaillés et concernent les professionnels directement impliqués dans cette fonction. Une version simplifiée, pragmatique et facilement appropriable par des non-spécialistes est parue récemment au Conseil Supérieur d’Hygiène de Belgique. En une vingtaine de pages :
-  le linge hospitalier pour les nuls !

Nécessité d’évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
Dans le cadre du Plan ministériel 2005-2008, la Circulaire du 11 août 2005 préconise à tous les établissements de santé de réaliser d’ici juin 2006 un audit sur l’utilisation des solutions hydro-alcooliques pour l’hygiène des mains, et jette les bases de la méthodologie de cet audit.
-  Audit hygiène
L’audit clinique est très consommateur de moyens et nécessite une observation externe (référentiel ANAES). Le recours à un prestataire peut si discuter.
-  Exemple de recours à un prestataire

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 07.05 juillet 2005

Si vous ne parvenez pas à ouvrir un lien, nous pouvons vous envoyer le document ; contactez nous à u44

Organisation régionale de la lutte contre les infections nosocomiales (LIN)
Ce rapport, établi à la demande du Ministère par le Pr Brodin, fait un état des lieux de l’organisation de la LIN aux niveaux régional et inter-régional. Cette analyse très critique (pas de langue de bois), où l’on retrouve le dilemme centralisation-régionalisation, débouche sur des propositions de réorganisation faisant la part belle à l’échelon régional, le rôle dévolu à l’interrégion étant centré sur l’expertise et la recherche.
-  organisation de la LIN en France, rapport au ministère

Loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie
Dans la droite ligne de la loi du 4 mars 2002, le vieux débat législatif sur la fin de vie, relancé par l’affaire Vincent Humbert, a abouti à un texte qui balise assez bien les droits du patient et les devoirs des soignants dans cette cruelle situation. Cette loi nous paraît directement applicable aux procédures, formalisées ou non, sur l’attitude des soignants devant la fin de vie, débat quotidien dans des structures en apparence très différentes telles que maisons de retraite médicalisées, services de réanimation ou d’oncologie, unités de soins palliatifs.
-  Loi sur la fin de vie

Actualité sur la formation par internet
La souplesse et l’adaptabilité de ce média de formation permettent des initiatives impossibles par la formation présentielle classique. 2 clients type de ce mode de formation (exemples) :
-  hôpital désirant former l’ensemble des infirmiers des secteurs de chirurgie à la prévention des infections de site opératoire. Plan de formation étalé sur un an.
-  EHPAD distante de toute grande ville, désirant former ses agents de service aux règles de base de l’hygiène et aux techniques de nettoyage. En cliquant ci-dessous, voyez un exemple comprenant une évaluation et un cours.
Exemple d’ E learning

Gestion des bactéries multi-résistantes (BMR) :le cas du Staphylocoque Doré résistant à la Méthicilline (SARM)
Place à l’Europe : chez nos voisins belges, il y a un référentiel à la fois complet et didactique sur le SARM, bactérie prioritaire dans tous les programmes de prévention de la diffusion des BMR. Ce document est une aide très bien conçue pour la création et la mise en application de la lutte contre cette bactérie aux différents niveaux d’un établissement (laboratoire, EOH, services d’hospitalisation).
-  Staph. Aureus méthi-R : l’exemple belge

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 06.05 juin 2005

Si vous ne parvenez pas à ouvrir un lien, nous pouvons vous envoyer le document ; contactez nous à U44

Guide pour les représentants des usagers : Ce guide établi en 2004 par la Direction Générale de la Santé, préfacé par Mr Douste-Blazy, a pour objectif de former les représentants des usagers à leur rôle. En effet, la loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades et celle du 9 août 2004 sur la politique de santé visent à une transparence maximale vis-à-vis des patients au niveau individuel et des citoyens au niveau des enjeux de santé publique. Les représentants des usagers participent à cette transparence. Ce document de 130 pages, très complet, devrait être remis par les établissements de santé aux représentants des malades qui siègent dans les diverses instances. Son appropriation permettra un dialogue constructif entre soignants et citoyens.
-  Guide représentants des usagers

Hémovigilance : de l’intérêt à l’information du patient sur le risque de transmission de la MCJ par la transfusion sanguine : Cet avis du Comité Consultatif National d’Ethique argumente sa décision de ne pas informer, en l’état actuel des données de la science, les patients transfusés sur le risque de contamination par l’agent de la maladie de Creutzfeld-Jacob.
-  Tranfusion et MCJ

Le E Learning, un nouveau mode de formation : La formation professionnelle est une nécessité et une obligation (voir article suivant). Les établissements hospitaliers, chroniquement en manque de personnels et de moyens financiers, peinent à mettre en application cette obligation. La formation par internet à atteint une maturité à présent suffisante pour concurrencer la formation présentielle classique. Toutes les ressources du multimédia sont utilisables pour bâtir des cours tutorés, véritables parcours pédagogiques. Les avantages pour l’employeur sont aussi évidents : adaptation à l’organisation du travail, moindre coût, contrôle de l’efficacité des formations. Ci-dessous l’exemple du produit U44-ingénierie médicale, avec une version de démonstration.
-  E Learning U44
-  nom d’utilisateur : visiteur
-  mot de passe : visiteur
Plus de renseignements

Le Droit Individuel à la Formation (DIF) : Le DIF attribue à tout salarié en CDI plein temps 20 heures de formation par an, cumulables sur 6 ans. Ces heures peuvent être incluses dans le temps de travail ou se faire en dehors de ce temps, elles sont alors rémunérées à 50% du salaire horaire net. Dans les établissements de santé, l’intégration des ces heures peut être faite par adaptation aux rythmes de travail et sous des formes les plus fluides possibles. La place de la formation par internet paraît intéressante. Ci-dessous la loi du 4 mai 2004 et les accords de branche concernant le secteur hospitalier
-  loi du 4 mai 2004
-  accord de branche secteur public
-  accord de branche secteur privé

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 05.05 mai 2005

Si vous ne parvenez pas à ouvrir un lien, nous pouvons vous envoyer le document ; contactez nous à u44@u44.fr

Bilan des activités de lutte contre les infections nosocomiales au niveau national L’indice composite est le 5ème indicateur des actions de lutte contre les infections nosocomiales. Cet indicateur est construit par la tutelle à partir des données du bilan standardisé annuel transmis aux DDASS par les établissements de santé depuis l’année 2000. Le document accessible par le lien ci-dessous analyse les résultats pour 2002. Il peut aussi permettre à chaque établissement de se tester, soit par rapport aux autres, soit d’une année sur l’autre en se comparant à lui-même (la sacro sainte « amélioration continue de la qualité »). U44 peut vous aider à calculer votre indicateur (méthodologie non présentée ici).
-  Bilan des activités de LIN

Maintenance des dispositifs médicaux (DM) :

Ce guide (28 pages) publié par la DRASS Midi-Pyrénées est une aide précieuse à l’organisation de cette maintenance (à ne pas confondre avec la Matériovigilance qui est un système complémentaire de la maintenance), organisation rendue obligatoire par le décret n°2001-1154 du 5 décembre 2001. On y trouve des conseils pour faire l’inventaire des DM, et les répartir selon la classification européenne, et ainsi en déduire les modalités organisationnelles et techniques de la maintenance DM par DM.  Ce guide est particulièrement didactique Maintenance DM

Surveillance nationale des accidents avec exposition au sang (AES) Ce document extrêmement détaillé offre une vue précise sur ce risque encouru par les professionnels de santé. A partir des réseaux de surveillance des C CLINs, 6316 AES ont été analysés avec, en projetant sur l’ensemble des établissements, un chiffre estimé à 32423 AES pour cette année 2002. Cette projection prévoit la survenue de 0,8 SIDA et 17 hépatite C. Tous les éléments de la genèse et des mesures de prévention des AES sont analysés. Un document que les gestionnaires de risque, au sens large du terme, doivent lire absolument. Thème également traité dans « le diaporama du mois »
-  Surveillance des AES

Circuit du médicament en établissements de santé : Ce bref guide édité par la Haute Autorité de Santé (ex ANAES) permet d’accorder l’organisation de la pharmacie intérieure aux impératifs de sécurité. Le plan proposé peut servir à préparer la visite des expert-visiteurs de la HAS. L’organisation des étapes successives du circuit du médicament y est décrite : prescription, dispensation, administration. Qui fait quoi, comment rédiger ses procédures, etc ...Comment assurer la maîtrise de ce domaine, et éventuellement alimenter la pharmaco-vigilance. Circuit du médicament

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 04.05 avril 2005

Si vous ne parvenez pas à ouvrir un lien, nous pouvons vous envoyer le document, contactez nous à u44@u44.fr

Eau en établissements de santé : Ce guide technique de 120 pages a été publié par le Ministère de la Santé en février 2005. Excellent outil d’aide à la gestion de son réseau d’eau par un établissement, il passe en revue tous les types d’eau. Les risques, à maîtriser par une méthode d’amélioration de la qualité y sont explicités. Tous les aspects de la maintenance des installations de distribution y sont détaillés, avec références à la réglementation. A présent, on peut vraiment dire que « nul n’est censé ignorer la loi » ...
-  L’Eau en établissements de santé

Bilan de l’activité de lutte contre les infections nosocomiales au niveau national : Cet annexe 3 de la circulaire DGS-DHOS du 18 février 2005 fait un état des lieux du niveau d’implication des établissements de santé dans la lutte contre les infections nosocomiales, et évalue la progression de 2001 à 2003. On y trouve aussi une traduction de ces données en Indice Composite des activités de lutte contre les IN, l’un des 5 indicateurs du tableau de bord ministériel à mettre en place dans la période 2005-2008. A partir de la grille publiée, chaque établissement peut calculer son propre indice composite. Si vous voulez qu’on le fasse ensemble, contactez nous...
-  Bilan CLIN - indice composite

Recommandations de bonnes pratiques en EHPAD : Ces fiches pratiques s’adressent aux personnes prenant en charge des personnes âgées dépendantes, en donnant les grandes lignes du traitement préventif et curatif de situations telles que l’excès de chaleur, la déambulation pathologique, l’incontinence. La valeur de ce document est renforcée par les signataires de l’introduction : le Directeur Général de la Santé et celui de l’Action Sociale.
-  Recommandations de soins en EHPAD

Guide d’antibiothérapie : Parmi de nombreuses publications sur la pratique de l’antibiothérapie, celle-ci nous a paru à la fois complète et didactique. Ce guide est l’œuvre de l’équipe médicale du CHU de Clermont-Ferrand. A la fois outil de décision thérapeutique et de création des procédures propres à chaque établissement ou à chaque service, il prend place dans un important chantier, celui de la diminution de la résistance des micro-organismes aux anti-infectieux.
-  Guide antibiothérapie

BIBLIO INTERNET VIGILANCES - n° 03.05 mars 2005

Si vous ne parvenez pas à ouvrir un lien, nous pouvons vous envoyer le document ; contactez nous à u44@u44.fr

La Haute Autorité de Santé La Haute Autorité de Santé est née le 13 août 2004 et sera un des piliers de la nouvelle organisation du paysage sanitaire français. Il s’agit d’un organisme public indépendant à caractère scientifique. Créée dans le cadre de la loi du relative à l’assurance maladie, la Haute Autorité de Santé est chargée :
-  d’évaluer l’utilité médicale de l’ensemble des actes, prestations et produits de santé pris en charge par l’assurance maladie ;
-  de mettre en œuvre la certification des établissements de santé ;
-  de promouvoir les bonnes pratiques et le bon usage des soins auprès des professionnels de santé et du grand public. La Haute Autorité de santé reprend ainsi les missions de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (Anaes), celles de la Commission de la transparence et de la Commission d’évaluation des produits et prestations, et s’en voit adjoindre de nouvelles.
-  Haute Autorité de Santé

L’accréditation version 2 Les premières visites de la deuxième accréditation des établissements de santé approchent alors qu’environ 30% des établissements n’ont pas encore reçu leur première visite. Parmi les évolutions par rapport à la première accréditation, on peut dégager du Manuel d’accréditation Version 2 trois points essentiels qui vont induire des changements substantiels dans l’organisation des établissements :
-  La mise en place d’une politique de gestion globale et coordonnées des risques conformément à l’arrêté du 29 mars 2004,
-  le déploiement de l’évaluation des pratiques médicales et des pratiques de soins,
-  l’évaluation de la qualité du management à tous les niveaux d’encadrement. Les documents concernant l’accréditation Version 2, dont le manuel (lien ci-dessous), sont disponibles sur le site de l’ANAES.
-  manuel d’accréditation V2

Une nouveauté : le Guide pour l’autodiagnostic des pratiques de management en établissement de santé. Paradoxalement le management, fonction primordiale à tous les niveaux d’encadrement, pour les établissements de santé comme pour toute autre organisation, fait l’objet de peu d’évaluations. Ce guide, disponible sur Internet depuis peu, propose une méthodologie et des outils pratiques pour évaluer la qualité du management en établissement de santé en déclinant les fonctions managériales selon cinq axes :
-  La fonction « prévoir »
-  La fonction « organiser »
-  La fonction « décider »
-  La fonction « motiver »
-  La fonction « évaluer ».
-  guide d’auto-évaluation du management

Le site internet du mois : sante.fr Ce portail vous permet d’accéder facilement à l’ensemble des informations proposées par les sites des agences sanitaires sous tutelle du Ministère des Solidarités, de la Santé et de la Famille :
-  Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (Afssa)
-  Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps)
-  Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale (Afsse)
-  Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (Anaes), ) à présent Haute Autorité de Santé (HAS)
-  Etablissement Français des Greffes (Efg)
-  Etablissement Français du Sang (Efs)
-  Institut de Veille Sanitaire (Invs)
-  Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (Irsn)
-  Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (Inpes) Grâce à la rubrique « Nouveautés des sites » vous pourrez vous tenir informé rapidement des derniers textes et études. Vous trouverez également des communiqués de presse, un annuaire des adresses utiles, une rubrique recrutement qui présente les postes à pourvoir. En bref, une réponse simple à de multiples questions que vous vous posez.
-  Agences sanitaires du ministère

BIBLIO INTERNET VIGILANCES n° 02.05 février 2005

Si vous ne parvenez pas à ouvrir un lien, nous pouvons vous envoyer le document ; contactez nous à u44@u44.fr

Liberté d’aller et venir dans les établissements médico-sociaux et obligation de soins et de sécurité. Cette Conférence de Consensus promue par la FHF et de nombreuses sociétés savantes ou syndicats répond à 5 questions sur l’exercice des libertés individuelles appliqué à des patients plus ou moins dépendants, souvent vulnérables et variablement compliants à leur prise en charge. Le dilemme liberté-restrictions-sécurité est analysé d’une façon très approfondie et ce texte s’inscrit dans l’évolution de la société : problèmes posés par l’allongement de la durée de vie, revendication de liberté et de sécurité, information. Mais une remarque revient souvent dans ce texte : « manque de moyens » ; le réalisme commande de se poser cette question essentielle des moyens (principalement en personnel) pour que les grandes envolées de générosité édictées dans cette conférence se traduisent de façon opérationnelle sur le terrain.
-  liberté et sécurité dans les établissements

Signalement des infections nosocomiales Les circulaires DGS/SD5C n° 21 du 22 janvier 2004 sur le signalement des infections nosocomiales (IN) et DGS/E2/5C/2004/599 du 13 décembre 2004 sur la mise en oeuvre du programme national 2005-2008 de lutte contre les IN ont un point commun, relier trois organisations complémentaires : le signalement interne des IN, le signalement externe de certaines d’entre elles et la surveillance épidémiologique des infections. Surveillance et signalement forment donc un tout. Pour plus de renseignements, vous pouvez nous contacter à u44@u44.fr ou au 0608211044
-  signalement / surveillance des infections nosocomiales
-  programme 2005-2008

Infections en dehors des établissements de soins. Avec la création du CTINILS en remplacement du CTIN, le champ de la prévention des infections nosocomiales sort de l’espace des établissements de santé pour englober toutes les situations et structures où se pratiquent des soins. Exemple : cabinets de ville, HAD, ambulances... Un guide complet est paru sur ce thème, qui comporte tous les aspects de cette prévention et qui peut servir de bible à des personnes exerçant leur profession dans ces milieux extra-hospitaliers, et pas nécessairement au fait des modalités de structuration de cette prévention.
-  infections en dehors des établissements

Le site internet du mois : Société des infirmiers et infirmières en hygiène hospitalière de France On connaît la place essentielle des infirmiers dans l’organisation, sur le terrain, de la lutte contre les infections nosocomiales. A présent réunis en société savante, ils publient sur leur site internet tout un ensemble de diaporamas issus de leur congrès annuel. On ne peut que les encourager et aussi les remercier en s’inscrivant à leur congrès 2005 ou en devenant membre de la SFIIHHF.
-  http://www.siihhf.org/

BIBLIO INTERNET VIGILANCES n° 01.05 janvier 2005

Dépistage obligatoire du VIH chez les soignants ? Un point très bien étayé sur la question récurrente du dépistage chez les soignants, en particulier du VIH. L ?argumentaire est solide, il permet de répondre aux fréquentes questions des soignants et parfois des patients sur le dépistage obligatoire. Miroir aux alouettes, faux problème, les réponses sont dans ce texte émanant du conseil national du SIDA.
-  Dépistage VIH chez les soignants ?

Les prémices des futures recommandations en matière de management des établissements ? Le but de ce travail, conduit par une mission ministérielle (MEAH) est de fournir un guide méthodologique consacré à la conduite du changement. Actuellement expérimenté sur une centaine d ?établissements, ce rapport intermédiaire donne déjà une idée assez précise de la future « gouvernance hospitalière »
-  Gouvernance hospitalière

Un des meilleurs sites internet, celui du CHU de Lille, consacré à l’infectiologie. On y trouvera en particulier :
-   des protocoles dans de nombreux domaines, qui serviront de base aux établissements pour créer les leurs, dans tout ce qui touche à l ?antibiothérapie.
-   Des diaporamas de haut niveau qui pourront servir de trame pour organiser des formations. A noter que ces supports s ?adressent surtout aux médecins.
-  site de l’infectiologie

Construire un bloc opératoire Voici une thèse soutenue dans le cadre de l’UTC (Université Technologique de Compiègne, formant des ingénieurs bio-médicaux) qui donne d ?excellentes informations sur les divers aspects architecturaux d ?un bloc opératoire.
-  Architecture bloc

BIBLIO INTERNET VIGILANCES n° 12-04 décembre 2004

Coût de la qualité et non qualité Un important travail évaluant le coût des pratiques non-conformes dans divers domaines clés : évènements indésirables liés aux soins, admissions injustifiées, interventions ou prescriptions inappropriées. Un lourd travail qu’on lira avec attention dans sa version complète si déjà le résumé a mis l’eau à la bouche de certains gestionnaires. Les médecins, moins enclins naturellement à ces approches transversales, y trouveront peut-être, pour les plus branchés d’entre eux, un intérêt.
-  ANAES - Coût de la non qualité

Accès aux informations concernant la santé d ?une personne. Modalités pratiques et accompagnement. Au moment où les personnes, malades et entourage (« ayant-droits », mais pas seulement ? , personne de confiance), demandent de plus en plus souvent le dossier du patient (sans bien savoir ce que recouvre « le dossier »), pour des motifs plus ou moins avoués, ces recommandations permettent d ?appliquer avec pragmatisme les dispositions de la célèbre mais complexe loi du 4 mars 2002.
-  ANAES - recommandations pour l’accès au dossier médical

Programme national de lutte contre les infections nosocomiales 2005-2008. Nul doute que ce programme, dejà publié du temps de Mr Mattéi et repris avec vigueur par Mr Douste-Blazy, va s’appliquer progressivement mais sûrement à tous les établissements de santé. Le résultat, en termes de transparence, sera implacable. Par exemple, une personne désirant se faire placer une prothèse de hanche, si cette intervention est reconnue comme « traceuse », aura immédiatement accès aux taux comparatifs d’infections de prothèse dans les divers établissements autour de son lieu de résidence.
-  Ministère de la Santé - Programme lutte IN

Temps de travail des soignants et organisation des services La MEAH (Mission d’Expertise et d’Audit Hospitalier) est une mission ministérielle dont le rôle est d’évaluer chaque année différents thèmes tenant à l’organisation des établissements de santé, dans leurs dimensions Soins et Administration. Nul doute que les résultats de ces missions, conduites sur des établissements volontaires en 2003 et 2004 avec l’appui de prestataires privés, acquérront dans l’avenir valeur de référentiel aux yeux des tutelles et divers organismes accréditateurs, certificateurs ? Le thème que nous vous proposons de consulter est celui concernant le
-  Mission d’expertise et d’Audit Hospitalier


logo DOCUMENT 57